Des services contre des données : le nouveau « gratuit »

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Le business « services contre données » devient une véritable tendance qui inspire de nombreuses jeunes startups. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ce nouveau business et sur la façon dont les startups se rémunèrent.

Le business des services contre données : Comment ça marche ?

La vente d’un produit ou d’un service avec un business model freemium ne permet pas à une start-up de fonctionner sur le long terme. Ce modèle consiste en effet à proposer ledit « produit » ou ledit « service » gratuitement pendant une durée déterminée ou en essai (exemple : des logiciels de gestion locative en ligne proposent un essai gratuit allant de 15 jours à 1 mois et des offres premiums à partir de 15 euros par mois.). L’utilisateur est ensuite obligé de payer une fois la période d’essai terminée ou s’il souhaite accéder à davantage d’options.

Quelques start-up ont trouvé le moyen de contourner ce problème en proposant d’échanger le service en question contre les données personnelles de l’utilisateur. C’est le cas par exemple lorsqu’on souhaite passer son contrôle technique sur controletechniquegratuit.com.

Le principe est simple. La start-up française propose aux automobilistes de leur offrir leur visite technique en échange de leurs données personnelles (carte grise, assurance auto, carnet d’entretien, coordonnées, etc…). Ces informations privées seront ensuite monétisées par la start-up auprès des professionnels du secteur automobile (compagnie d’assurance, garagiste, etc..). Ainsi, en cas de contre-visite, l’utilisateur reçoit des propositions de réparation et d’entretien de véhicule de quelques-uns des 2000 garagistes partenaires.

Les différentes méthodes de récolte de données

On note également une grande différence au niveau de la méthode utilisée. La récolte des données personnelles peut se faire volontairement comme sur ControleTechniqueGratuit.com où les automobilistes sont amenés à remplir un formulaire de renseignement en échange d’un contrôle technique offert.

Dans certains cas, la collecte de données privées se fait à l’insu des utilisateurs. L’exemple le plus concret est celui des réseaux sociaux. Twitter et Facebook exploitent toutes les données que vous partagez en ligne (photos, vidéos…) en échange de la gratuité de leur service. Il arrive aussi que les internautes fournissent sans le savoir des données exploitables lorsque vous faites des recherches sur internet. En retweetant un contenu, vous venez de fournir une indication sur vos centres d’intérêt.

Ils étudient votre comportement en ligne pour pouvoir ensuite proposer des publicités ciblées aux annonceurs via leur service (lorsque vous gérez une page de vente de produit ou de service sur Facebook et que ce dernier vous demande si vous vouliez le « booster »). Ce modèle rencontre de sérieuses critiques notamment parce que les traces numériques laissées par les utilisateurs ne cessent d’augmenter jour après jour, mais ceux-ci ne touchent rien.

Quelques start-ups comme Yes Profile ou Citizenme proposent aux internautes de vendre leurs données numériques contre des bons de réduction auprès de marques. L’objectif est de fournir des données plus précises et plus exploitables aux annonceurs (mail correct, adresse complète, etc… ). Ces start-ups travaillent donc avec les marques qui réduisent ainsi leurs dépenses de prospection et d’études de marché pour savoir ce que veulent leurs clients. Grâce aux données récoltées, ils savent exactement à qui ils doivent proposer leurs produits.

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