Réseaux sociaux : 4 jeunes sur 5 les utilisent pour travailler

Article : Réseaux sociaux : 4 jeunes sur 5 les utilisent pour travailler
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17 février 2020

Réseaux sociaux : 4 jeunes sur 5 les utilisent pour travailler

Les réseaux sociaux sont souvent la bête noire des parents, aussi bien parce qu’ils dévorent l’attention de leurs ados que parce qu’ils peuvent être un lieu de désinformation ou même de danger pour eux. Pourtant, les 16-25 ans ne semblent pas voir ces espaces virtuels de la même façon que leurs aînés… 

Les réseaux sociaux : une perte de temps? Pas tant que ça, à en croire l’usage des jeunes sur ces plateformes. Si on pense souvent que les réseaux sociaux sont chronophages, superficiels et mauvais pour le moral, une enquête menée par Diplomeo apporte des chiffres qui tempèrent ces idées reçues. Loin d’être angoissants pour les jeunes, leurs réseaux sociaux préférés Instagram, Snapchat et Facebook sont des outils pour effectuer de nombreuses activités, à commencer (étonnamment) par travailler !

Travail, information, sociabilisation…

Et si les réseaux sociaux n’étaient qu’un outil plus efficace pour les jeunes d’effectuer leurs tâches quotidiennes ? En effet, d’après une étude de Diplomeo menée auprès de plus de 4000 jeunes, les réseaux sociaux permettent à la tranche des 16-25 ans d’effectuer des activités tout à fait banales, à savoir suivre les actualités (78%), discuter avec leurs amis (72%), se détendre (61%) et prendre des nouvelles de leurs contacts (52%). Plus rares sont ceux qui mettent leur rhétorique à l’épreuve en se lançant dans débats avec d’autres internautes (20%). Un peu plus inquiétants sont les comportements de 17% d’entre eux, qui avouent stalker d’autres personnes, et de 9%, qui tentent d’acquérir de nouveaux followers. En outre 4 jeunes sur 5 affirment avoir déjà travaillé avec leurs camarades ou leurs collègues sur l’une ou plusieurs de ces plateformes. 

S’informer, travailler, discuter : voilà ce que feraient vraiment les ados sur les réseaux sociaux ? Une nouvelle qui peut rassurer autant qu’elle peut inquiéter, puisque les controverses autour de la transmission de l’information sur ces plateformes ne jouent pas toujours en leur faveur (fake news, deep fake, etc.). 

Dans tous les cas, les millenials ne voient finalement pas les réseaux sociaux comme un divertissement pur, mais aussi comme un outil de travail. Si beaucoup font leurs devoirs ou collaborent avec des collègues sur Facebook (36%), Snapchat (32%) et Instagram (19%), un tiers de la génération connectée envisage même de faire des réseaux sociaux le coeur de son métier, en devenant influenceur ou community manager. Star sous le feu des projecteurs ou communiquant anonyme : au final, la gloire ne semble pas si importante pour la génération Z…

Les jeunes savent se protéger d’internet, mais…

Moins accros qu’on ne le pense, les jeunes de 16 à 25 ans sont 20% à affirmer qu’ils pourraient se priver des réseaux sociaux à tout jamais. Et pour ce qui est de leur temps passé dessus, plus de la moitié déclarent y passer moins de deux heures (ce qui reste à confirmer dans les faits !). 

Mais pendant tout ce temps passé sur le net, les jeunes sont-ils exposés à d’éventuels dangers ? Outre l’influence des fake news et l’éventuelle addiction des adolescents et des jeunes adultes aux écrans, ces derniers peuvent parfois s’exposer à des risques, à commencer par la malveillance d’autres internautes. Sur ce point, l’enquête du site d’orientation alerte : 12% des sondés avouent qu’ils ont été victimes de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux… Pourtant, ils semblent plus armés qu’on ne le pense sur le web : 4 répondants sur 5 ont au moins un compte privés sur les réseaux sociaux. Un chiffre qui montre que les jeunes sont bien conscients de l’impact que peuvent avoir les réseaux sociaux sur leur vie privée. 

La génération Z n’est donc pas si insouciante et maîtrise ses réseaux sociaux préférés à la perfection. Certains adolescents ont d’ailleurs su manier ces outils avec brio pour mettre en avant leurs revendications, comme Feroza qui a profité de ses tutos make-up sur Tik Tok pour aborder la sujet de camps de concentration en Chine, ou encore Amber, une jeune Britannique qui a dénoncé les violences conjugales en musique sur la même appli. 

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